L’évaluation des ressources forestières la plus complète à ce jour

La FAO présente l’analyse la plus complète des ressources forestières sous une forme novatrice.

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Accessible au public, le rapport sur l’Evaluation des ressources forestières mondiales, qui s’accompagne de la toute première plateforme de diffusion interactive en ligne, contient des analyses régionales et mondiales détaillées sur 236 pays et territoires.

Les utilisateurs peuvent désormais consulter un ensemble de plus de 60 indicateurs forestiers cohérents et comparables entre pays et régions et télécharger les données dont ils ont besoin dans un format numérique non propriétaire. Il est également possible de suivre l’évolution de plusieurs paramètres, tels que la superficie, la gestion, la propriété et l’utilisation des forêts, a précisé l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un communiqué de presse.

« Cette somme d’informations sur les forêts dans le monde est un bien public précieux pour la communauté internationale qui contribuera à faciliter l’élaboration de politiques fondées sur des éléments factuels, la prise de décision et des investissements judicieux dans le secteur forestier », a déclaré Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO, à l’occasion de la présentation de l’évaluation. « Ces nouveaux outils nous permettront de mieux lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, de prévenir la perte de biodiversité et d’améliorer la gestion durable des forêts ».  

Des millions de personnes dépendent des forêts

La sécurité alimentaire et les moyens d’existence de millions de personnes, aux quatre coins du monde, dépendent des forêts. En outre, il est essentiel de protéger les forêts pour conserver les ressources naturelles car elles abritent la majeure partie de la biodiversité terrestre et aident à atténuer les effets du changement climatique.

Selon le rapport sur la Situation des forêts du monde, publié récemment, on y trouve 60.000 espèces d’arbres, 80% des espèces d’amphibiens, 75% des espèces d’oiseaux et 68% des espèces de mammifères de la planète.

Il est donc primordial de faire reculer la déforestation et l’appauvrissement de la biodiversité. Pour ce faire, il faut préserver et gérer durablement les forêts et les arbres dans le cadre d’une approche intégrée, à l’échelle du paysage, qui permette de s’attaquer en même temps aux problèmes liés aux forêts et à la sécurité alimentaire. D’après la FAO, les informations fiables et exhaustives sur les forêts et les autres utilisations des terres jouent un rôle crucial à cet égard.

L’Organisation utilise aussi les données issues de l’Évaluation des ressources forestières mondiales 2020 pour évaluer les émissions et l’élimination de carbone par les forêts au niveau national et mondial. Selon les nouvelles estimations fondées sur l’Évaluation, par exemple, les émissions mondiales imputables à la perte forestière ont diminué d’environ un tiers depuis 1990.

« Bien que le taux de déforestation ait considérablement diminué ces dernières décennies, ce problème demeure une source d’inquiétude profonde », a indiqué Anssi Pekkarinen, Forestier principal et Coordonnateur de l’Évaluation. « Au train où vont les choses, nous risquons ne pas atteindre, d’ici à 2030, les cibles des Objectifs de développement durable relatives à la gestion durable des forêts ».

Selon lui, il faut redoubler d’efforts pour faire cesser la déforestation afin de pouvoir exploiter pleinement le potentiel des forêts en matière de production alimentaire durable, de réduction de la pauvreté, de sécurité alimentaire, de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique, tout en maintenant le niveau de production de tous les biens et services qu’elles fournissent.

Évaluation des ressources forestières mondiales 2020 – principales constatations

La superficie forestière mondiale est de 4,06 milliards d’hectares, ce qui représente environ 31% de la superficie totale des terres. L’Europe, y compris la Russie, abrite 25% de la superficie forestière mondiale. Elle est suivie par l’Amérique du Sud (21%), l’Amérique du Nord et l’Amérique centrale (19%), l’Afrique (16%), l’Asie (15%) et l’Océanie (5%).

La superficie forestière mondiale continue de diminuer et la perte forestière enregistrée depuis 1990 à l’échelle mondiale s’élève à 178 millions d’hectares. Toutefois, le taux de perte forestière nette a considérablement baissé sur la période 1990-2020 grâce au recul de la déforestation dans certains pays et à l’augmentation du terrain forestier dans d’autres grâce au reboisement et à l’expansion naturelle des forêts.

L’Afrique a enregistré le taux annuel de perte forestière le plus élevé sur la période 2010-2020, avec 3,9 millions d’hectares. L’Amérique du Sud arrive en deuxième place, avec 2,6 millions d’hectares, tandis que l’Asie a connu le gain net de superficie forestière le plus important sur la même période.

On estime à 420 millions d’hectares la perte forestière mondiale enregistrée depuis 1990 du fait de la déforestation, autrement dit de l’affectation de terrains forestiers à d’autres utilisations, notamment l’agriculture. Il convient néanmoins de noter que le taux de perte forestière a considérablement baissé. Sur la dernière période quinquennale (2015-2020), le taux annuel de déforestation était estimé à 10 millions d’hectares, contre 12 millions en 2010-2015 et 16 millions en 1990-2000.

La superficie forestière située dans des zones protégées a augmenté de 191 millions d’hectares depuis 1990 et s’élèverait actuellement à 726 millions d’hectares (18% de la superficie forestière totale des pays ayant communiqué des données). En outre, la superficie forestière faisant l’objet d’un plan de gestion progresse dans toutes les régions. Au niveau mondial, elle a augmenté de 233 millions d’hectares depuis 2000 et s’est établie à un peu plus de deux milliards d’hectares en 2020.

Les 10 pays ayant enregistré les plus grandes pertes annuelles nettes moyennes de superficie forestière entre 2010 et 2020 sont les suivants : Brésil, République démocratique du Congo, Indonésie, Angola, Tanzanie, Paraguay, Myanmar, Cambodge, Bolivie et Mozambique.

Les 10 pays ayant connu le plus de gains annuels nets moyens de superficie forestière durant la même période sont énumérés ci-après : Chine, Australie, Inde, Chili, VietNam, Turquie, États-Unis d’Amérique, France, Italie et Roumanie.

https://news.un.org/fr/story/2020/07/1073501

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